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Beaumont

Territoire le plus méridional de la régionale, le pays de Beaumont constitue une transition entre le riche plateau limoneux de la Thudinie (région géographique du Condroz) et la Fagne. Bien que dépourvue de réserve naturelle en dehors de quelques sites chiroptérologiques non visitables, la commune n’est pas pour autant dépourvue d’intérêt pour les naturalistes (et les autres...).

La fagne et la Hantes

La Fagne est caractérisée par des sols pauvres, développés sur des schistes et psammites (grès micacées) du Faménien (à Thirimont, Beaumont par exemple) , mais aussi des calcaires du Frasnien (Renlies, Solre-Saint-Géry). D’une part, ces sols pauvres de natures variées expliquent la diversité floristique rencontrée, et d’autre part,  nous préservent quelque peu d’une agriculture céréalière intensive. A plus forte raison avec le relief relativement accidenté, les sols sont surtout occupés par des herbages et quelques zones boisées, principalement sur les versants et les fonds de vallées humides, dessinés principalement par la Hantes. Cette rivière prend sa source du côté de Froidchapelle pour se jeter dans la Sambre à hauteur de Labuissière. Relativement préservée, elle offre un milieu accueillant pour le martin-pêcheur et le cincle plongeur, qui niche notamment dans le beau village de Renlies.

En outre, les zones peu perméables qui bordent le cours d’eau sont des terrains de chasse privilégiés pour les grands échassiers que sont le héron cendré, la grande aigrette, et  la cigogne noire, régulièrement rencontrée durant la saison de nidification. Sa consoeur, la cigogne blanche, n’est pas rare quant à elle en halte migratoire. Et toujours pour les amateurs d’oiseaux, la présence de la pie-gièche écorcheur, du tarier pâtre ou encore du moineau friquet témoignent d’une relative préservation des campagnes de la région.

Les chauves souris de la Tour Salamandre

Beaumont est une ville aux nombreux vestiges historiques, autrefois cernée de remparts et dotée d’un château médiéval détruit en 1665, à l’emplacement de l’actuel parc Paridaens. Les caves de ce château existent toujours et constituent un site important pour l’hivernage des chauve-souris. Le site bénéficie d’ailleurs du statut de réserve naturelle domaniale.

Au pied de la tour Salamandre, la plus grande des 2 tours qui subsitent de l’ancienne muraille, le site des Polis vaut aussi le détour. Voie de passage jadis entre l’enceinte de la ville et les prairies en contrebas dans la vallée, il a fait l’objet d’une étude réalisée par Jean Leurquin en 1994. A cette époque, diverses espèces à tendance méditerranéenne, et très rares pour le Hainaut méridional (ou la Belgique), comme la molène floconneuse et le calament ascendant, profitaient d’une très bonne exposition et de conditions d’éclairement optimales.

Le Grand Vivier

Toujours à Beaumont, derrière le cimetière, le site du Grand Vivier (anciens viviers à carpes) devrait bénéficier prochainement du statut de réserve naturelle domaniale. Enfin, signalons trois autres sites de grand intérêt biologique, principalement pour les chauves-souris : la grotte de Tchampacane à Solre-Saint-Géry, le Trou au Zinc  et les ifs de Barbençon, ces deux derniers dans le village du même nom.

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